quelques leçons tirées de L’interprétation du rêve
•Les concepts viennent en grappe; la résonance entre les concepts est des plus instructive.
•Fluidité conceptuelle; pas de délimitation rigide; exemple: refoulement et répression.
•Le refoulement se ramène, selon une autre perspective, à une rupture des liens. De sorte qu’il peut s’agir d’un ensemble organisé, et cependant détaché du réseau plus vaste des significations. Voilà pourquoi Freud peut postuler, à la frontière entre Ics et Pcs, des formations hybrides, organisées et cependant proprement inconscientes. Il y a alors équivalence entre les termes « refoulement » et « dissociation »: le morceau organisé, bien qu’inconscient, est détaché (dissocié) du réseau plus vaste de significations. Il fonctionne selon les processus primaires. On peut par conséquent faire s’équivaloir processus primaires et fonctionnement en ilots et processus secondaires et fonctionnement en réseau étendu. Celui-ci, stabilise forcément la circulation de l’énergie tandis que l’élément détaché aura tendance à se décharger en acte puisqu’il n’est pas freiné par le réseau étendu du sens.
•Distinguer travail de pensée et travail du rêve, ce dernier ne faisant que donne une autre forme, mais ne pensant pas « de novo ».
•Darwinisme des processus psychiques, notamment dans la surdétermination (Chap. VI, B- Le travail de déplacement); très proche de ce que l’on peut trouver dans les descriptions de mécanismes biosémiotiques (Prodi, p. ex.).
•Appareil psychique normal réagissant à une “perturbation morbide” (p. 649). Autrement dit, l’appareillage psychique réagit avec ses mécanismes normaux à une situation perturbée par des faits de la vie.
•On peut construire une fiction théorique, telle celle d’un appareil psychique qui n’est en fait qu’une suite de processus sans pour autant se préoccuper de la localiser dans quelque structure cérébrale que ce soit. La métaphore spatiale peut être utile, mais reste…une métaphore.